Que pensez-vous du tourisme de mémoire?

Suite à l’engouement de mon article sur Auschwitz-Birkenau de cet été, j’ai décidé de m’intéresser un peu au tourisme de mémoire qui est aussi appelé tourisme mémoriel.

Je sais qu’une telle appellation est particulière pourtant pourquoi ne pas profiter d’un voyage ou de vacances pour « se souvenir ». D’accord mais de quoi?, me direz-vous. De notre mémoire collective au travers de différents monuments, hauts-lieux historiques de notre histoire.

Le lion de Waterloo en Belgique
Le lion de Waterloo en Belgique

Il ne faut cependant pas tomber dans le tourisme noir dont le tourisme de guerre fait partie. Le tourisme de guerre qui consiste à se rendre dans des zones où des conflits armés sont en cours qui est souvent considéré comme du voyeurisme. Par exemple, se rendre en ce moment en Syrie ou au Burundi.

Le tourisme noir englobe toutes les destinations où il y a de hauts risques juridiques ou sanitaires où il est éthiquement et moralement douteux de se rendre. On parle parfois de « tourisme extrême », concept qui évoque toutes les pratiques habituellement jugées antagonistes avec les motivations du tourisme classique. Comme ça serait le cas si un touriste retournait sur les lieux des attentats du 15 novembre 2015 à Paris ou sur les lieux du tremblement de terre népalais du 12 mai 2015 dans l’optique de prendre du sensationnel plutôt que du recueillement.

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Allée du camp de concentration et d’extermination de Birkenau

Le tourisme de mémoire permet de les valoriser autrement et d’ainsi agir sur nos consciences à tous.
En France, par exemple, ce tourisme d’un genre nouveau vise à retracer des périodes de l’histoire à travers des « chemins de mémoire » et à les incarner au gré des visites de fortifications et de sites liés aux guerres de 1870-1871, 1914-1918 et 1939-1945.
D’autres n’ont pas été le théâtre immédiat de l’Histoire, mais rappellent à leur manière les événements. C’est notamment le cas des plages de Normandie où les alliés ont débarqués en juin 1944. Avec mes parents, on avait été interpellé par le nombres de cimetière de guerre et principalement par le cimetière américain situé juste au-dessus d’Omaha Beach. Dans ce cimetière, 9 388 personnes y reposent. 14 000 autres victimes ont été rapatriés aux Etats-Unis sur demande de leurs proches.

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Vue aérienne sur le cimetière américain d’Omaha Beach – Crédit photo : http://www.musee-memorial-omaha.com

De tels sites offrent l’occasion de faire un travail de mémoire à l’heure où l’on compte de moins en moins de témoins de ces temps de plus en plus reculés. De plus, ils valent mieux que tous les cours d’éducation civique réuni puisqu’ils nous entraînent sur la scène du grand théâtre de l’Histoire!

Mes articles dédiés au tourisme de mémoire :

 

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