Promenade nature au sein de la Baie de Somme

Quand j’ai vu qu’il y avait des phoques en liberté au sein de la Baie de Somme, il était impensable de ne pas partir à leur recherche…

Au petit matin, bon j’exagère il était 9h, avec un petit  groupe d’amoureux de la nature, nous attendons au pied du phare du Hourdel notre guide Jean-Michel qui travaille pour « Promenade en Baie« .

C’est parti pour une randonnée avec Jean-Michel et sa longue-vue

Tous impatients de rencontrer les Phoques veaux-marins de la Baie de Somme, le réveil n’a pas été si difficile que ça pour nous! Même notre petit monstre est tout calme dans le porte-bébé qui est bien entendu obligatoire pour cette randonnée. Si le temps est maussade, il se peut que le guide vous refuse l’accès avec un porte-bébé pour des raisons de sécurité.

Bien sûr , Jean-Michel nous a précisé que nous n’approcherons pas les phoques, qu’il faut respecter une distance raisonnable pour ne pas les déranger. S’ils veulent bien se montrer, nous les découvriront à travers le rond de la longue-vue qu’il a apportée et de nos jumelles qui pendent autour de nos cous. Nous partons pour 3h de randonnées les pieds dans le sable.

Poulier picard à perte de vue

Outre la découverte des phoques dans leur habitat naturel, nous étions curieux d’en apprendre plus sur ce fabuleux paysage dont les couleurs changeantes de l’eau, le défilé -très rapide- des nuages, la course du soleil sur les étendues de sable mais également le rythme des marées qui est très rapide.
Attention à ne pas se laisser prendre. Sur la fin de la visite, nous avons d’ailleurs du nous dépêcher, l’eau nous coursait! Je vous assure l’eau monte extrêmement vite.
Le guide nous a raconté que chaque année, de nombreux touristes doivent être secouru.

Welkom in de Slikke (en néerlandais dans le texte). Oui oui, au fond il y a un phoque!

L’estuaire est composé de deux parties, la slikke et le schorre.

  • La slikke est la partie basse, sablo vaseuse, immergée quotidiennement par le flux des marées
  • Le schorre (plus communément appelée près salé ou mollière en patois picard) est partie haute végétalisée immergée uniquement aux marées de vives eaux.

Attention au niveau de la slikke, il y a des sables mouvants. Une dame du groupe c’est retrouvé piégée jusqu’à la taille. Il a fallu 3 personnes pour la sortir de ce mauvais pas. Prudence donc!

C’est au Hourdel que vit la plus grande colonie de phoques veaux-marins de la Baie de Somme. Aujourd’hui, environ 140 phoques réguliers peuplent la baie. D’autres viennent s’y ajouter en fonction des saisons. Les phoques vivent depuis des siècles dans la baie.

Il existe 2 espèces de phoques qui coexistent dans la baie.
D’un côté, les phoques dits veaux marins qui sont les plus nombreux et de l’autre côté, les phoques gris.

  • Les phoques veaux marins ont une tête ronde, un museau en pointe, les narines de leur nez ont un forme de « V », sa fourrure est fine et assez claire. Cette espèce de phoque mesure 1m70 pour 90kg.
  • Les phoques gris ont leur museau en prolongement du front et des narines parallèles.
    Contrairement aux veaux marins, les phoques gris sont grands, ils ont une longueur de 2,5 m et pèsent jusqu’à 200 kg!

Pêcheurs à marée haute, ils reviennent s’échouer au moment de la marée basse sur les grands bancs de sable à l’entrée de l’estuaire. C’est le moment idéal pour les observer, sans les déranger, bien sûr! Pour ce faire, nous n’approcherons pas à moins de 300 mètres de la colonie.

Quelques phoques veaux marins ont bien voulu se montrer! Une petite famille est allongée paresseusement sur un banc de sable, un autre plus loin fait la « banane » au pied d’un chenal. Nous n’en avons pas vu sortir leur tête sympa de l’eau…

En plus d’avoir eu la chance d’observer ses superbes mammifères, Jean-Michel nous a fait découvrir le poulier picard (un cordon littoral en galets formé par l’action des courants, qui l’engraissent par l’apport de sédiments) et ses habitants ainsi que les plantes comestibles de l’estuaire comme la salicorne, le chou marin, l’aster maritime, l’obione faux-pourpier et les oreilles de cochon (épinards de mer).  Ce sont toutes des plantes dites halophiles puisque adaptées à un environnement salin.

Salicornes

La cueillette de la plupart ces plantes est réservée aux professionnels de la pêche à pied sous licence de l’état. Il est toléré au particulier pour la salicorne et les oreilles de cochons 500g de produit uniquement en période légale de pêche. En tout cas, nous avons goûté à tout :p

A travers la longue-vue posée par le guide, j’ai pu observer des foulques que j’avais pris pour des poules d’eau, des grèbes huppés auxquels j’avais osé donner le nom de canards ainsi que des fuligules morillon qui eux sont bien une espèce de canard plongeur… Ouf, au moins un de bien identifié!

La randonnée que nous avons choisie s’appelle « Les phoques en Hourdel », le tarif est de 15€/adulte et 7€/enfant. Soit 3h et environ 4,5km parcourus.

Niveau équipement, il faut prévoir:

  • Par temps froid, d’octobre à mars : bottes hautes, pantalons et être chaudement vêtu (bonnet et gants). A cette saison, les porte-bébé sont bien souvent interdit à cause du risque de glissade qui est très élevé.

  • Par beau temps, d’avril à septembre : vieilles chaussures ou chaussons de plage en néoprène. Penser à la crème solaire et à une casquette quand le soleil tape.
    Personnellement, nous étions chaussés de chaussures de randonnées spéciales humidités et nos pieds étaient au sec.

Un coupe-vent, quelle que soit la saison, est recommandé, ainsi qu’une paire de jumelles.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge